Marque et personne: comment faire vivre les deux en harmonie?

Marque et personne: comment faire vivre les deux en harmonie?

Lorsque j’ai démarré mon business, l’un des conseils les plus commun (et les plus frustrant) que je voyais était « soyez authentique! »

Cela devrait pourtant être super simple: après tout, on est qui on est, non?

Oui, c’est sûr. Pourtant, pour la plupart d’entre-nous c’est un challenge constant d’être soi-même.

Même si être authentique est l’une des expérience les plus gratifiante que l’on peut vivre, c’est aussi risqué. Cela nous expose au rejet et à tous les sentiment inconfortables qui l’accompagnent. Sentiments que l’on passe la plupart de son existence à essayer d’éviter (consciemment ou inconsciemment). Et ce, simplement dans notre vie quotidienne… ajouter la notion d’entrepreneuriat et de business là-dedans, et c’est d’un tout autre niveau d’inconfort que l’on parle.

Même si le conseil « soyez vous-même » semble simple, dans un cadre professionnel, cela peut être tout sauf simple.

Si vous êtes bloqués à l’idée d’apporter un peu d’authenticité dans votre business, voici quelques astuces qui peuvent vous aider.

5 trucs pour être soi-même dans un cadre professionnel

1. Prenez toutes vos décisions sur la base de vos valeurs

Quand vous prenez décisions pour votre entreprise (ou dans la vie en général) dans le prisme de vos valeurs personnelles, il n’est pas difficile d’être authentique.

Bien sûr ceci implique que vous sachiez ce que sont vos valeurs. Les « valeurs » sont un terme abstrait qui englobe votre morale, votre perception du bien et du mal, et comment vous voyez l’excellence (ou, ici, l’excellence de votre marque). Vos valeurs peuvent se traduire par des termes comme: intégrité, honnêteté, vérité, confiance, etc.

Identifier, et, de préférence, écrire les valeurs que vous voulez représenter, relativement tôt dans la construction de votre marque, va influencer de nombreuses décisions sur la durée et apporter cohérence et authenticité à votre image de marque.

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Si être authentique est l'une des expérience les plus gratifiante que l'on peut vivre, c'est aussi l'une des plus risquées

2. Connaître ses limites. Épisode 1: partager

Prenons une minute pour faire la peau à l’un des mythes les plus tenaces sur l’authenticité:

Votre niveau d’authenticité n’est proportionnel à votre niveau de partage.

Non pas qu’il existe de problèmes particuliers avec la notion de partage, cela n’a juste rien à voir avec le fait d’être authentique.

En réalité, être authentique tient surtout à la conscience que l’on a de nos propres limites. Cela inclue être à l’écoute de tous les signaux physiques et émotionnels que l’on reçoit sur notre « zone de confort », et de les respecter.

Lorsque l’on parle des limites professionnelles, il y a une différence entre tirer un peu sur sa zone de confort pour aider à la croissance, et l’écraser violemment au passage, vous laissant le même sentiment que ce vieux rêve où vous découvriez, une fois arrivé en classe que vous n’aviez pas de pantalon… L’inconfort a une raison d’être: si vous ne le respectez pas et que vous le titillez un peu trop régulièrement, il viendra se venger en invoquant ses démons: procrastination, burnout et démotivation.

Beaucoup vous diront comment vous devez diriger votre entreprise, mais que vous répondiez aux emails le dimanche, preniez X semaines de vacances chaque année, ou fermiez boutique à 17h00 chaque jour, c’est votre choix, et c’est un choix qui vous correspond.

Décider de vos limites et les respecter: c’est ça l’authenticité.

3. Connaître ses limites. Épisode 2: le feedback

Dans le milieu professionnel comme dans la « vraie vie », vous allez rencontrer deux types de feedback:

Utile et inutile.

Vous connaissez déjà la différence. Vous savez l’effet que cela fait de recevoir une critique constructive: elle est parfois difficile à entendre, mais au fond, elle allume une petite lueur de motivation, encourage de nouvelles idées, et donne envie d’aller de l’avant. Vous savez aussi l’effet que cela fait de recevoir une critique inutile: démotivé, attaqué, exposé et parfois même honteux.

Les critiques destructives sont la kryptnonite de l’authenticité.

En tant qu’ancienne « obsédée du faire-plaisir », l’une de mes citations préférées vient de Scott Stratten de UnMarketing.com:

Don’t try to win over the haters, you are not the jackass whisperer

N’essayez pas de convaincre les gens contre, vous n’êtes pas l’homme qui murmure à l’oreille des idiots

(traduction libre…)

Ce n’est pas parce que vous êtes à la tête de votre entreprise que vous devez écouter tout ce que vos clients ont à dire. Plus vous laissez entrer la critique destructive, moins vous vous sentirez à l’abri en étant authentique.

4. Prenez un peu de recul!

Ce n’est pas un hasard si les trois premières suggestions ont plus à voir avec la manière dont vous agissez avec vous-même qu’avec le monde extérieur. On ne peut vraiment être authentique que lorsque l’on passe moins de temps à s’occuper de ses business, clients, collègues et employés, et plus de temps à reconnecter avec nous-même.

Sans rire.

Décider de vos limites et les respecter: c'est ça l'authenticité.

5. Apprendre des meilleurs

Observez vos idoles professionnelles et la manière dont ils se présentent. Essayez de répondre à ces questions:

  • Comment équilibrent-ils leurs limites?
  • Quelles information partagent-ils, et lesquelles gardent-ils privées?
  • Qu’est-ce que vous appréciez dans les choses personnelles qu’ils choisissent de partager?
  • Comment pouvez-vous vous en inspirer (pas copier) d’une manière qui reste confortable pour vous?

Enfin, souvenez-vous que l’authenticité est un process, pas un but final. Accrochez-vous à vos valeurs, respectez vos limites, prenez du temps pour vous et vous y êtes!

Des erreurs dans votre profil LinkedIn? Pas une bonne stratégie…

Des erreurs dans votre profil LinkedIn? Pas une bonne stratégie…

LinkedIn est un outil fantastique pour développer un business ou booster une carrière. Dans le cadre d’une stratégie Social Media, c’est l’un des meilleurs pour les chasseurs de tête et les demandeurs d’emploi. Cependant, si vous ne faites pas attention, votre profil LinkedIn peut rapidement passer d’argument de vente indispensable à élément professionnel à haut risque. Chacune de ces cinq erreurs pourrait et va probablement détruire votre crédibilité.

Les cinq erreurs à éviter sur votre profil LinkedIn

1. Une photographie amateur

Alors que vous travaillez à construire le contenu de votre profil, rappelez-vous l’objectif principal de l’outil… Selon le site lui-même, les fonctions principales d’un profil sur LinkedIn sont de:

  • Reconnecter: trouver des collègues de travail actuels ou anciens
  • Booster votre carrière: trouver des connections internes quand vous cherchez un job ou une nouvelle opportunité de business
  • Trouver des réponses: votre réseau en a probablement pour chacune des questions que vous vous posez.

Screen-shot-2013-04-10-at-8.53Donc, si vous allez y faire toutes ces choses très professionnelles, vous avez surement besoin d’avoir l’air professionnel vous-même, non? Une photo floue prise avec un téléphone de mauvaise qualité ne renvoie pas une image pro. Même chose pour une tenue que vous mettriez pour sortir en boîte de nuit.

Embaucher un photographe professionnel pour prendre une série de clichés est un investissement qui vous servira pour plusieurs années. Ensuite demandez conseil à quelqu’un d’objectifs (pas votre époux(se) ou votre petit(e) ami(e)) de vous aider à choisir la meilleure photo.

2. Sur-vendre dans vos recommendations

Qui a écrit vos recommendations? Vous avez demandé à un(e) ami(e) de pondre quelques lignes pour que vous ayez l’air qualifié(e)? Vous pouvez croire qu’une recommendation dithyrambique vous donnera l’air crédible; mais si celle-ci a été écrite par quelqu’un de proche et d’un peu trop enthousiaste, votre prochain client/patron potentiel ne se laissera pas avoir.

Les recommendation qui n’ont pas vraiment de substance ne font que vous desservir. Ne publiez que les recommendations qui expriment des responsabilités que vous avez réellement prises et les effets quantifiables que ces actions ont eu pour l’entreprise pour laquelle vous travailliez.

3. Lier à un site personnel

LinkedIn a été conçu pour vous permettre d’exprimer qui vous êtes vraiment dans le cadre d’une relation professionnelle. Votre vie personnelle n’a rien à faire là-dedans. En fait, la situation peut se retourner contre-vous le jour ou un client/patron se mettra à se demander si vos multiples loisirs n’impactent pas votre productivité. Ne lier votre profil à un site personnel que si celui-ci à une utilité professionnelle ou si vous travaillez dans le community management ou les relations-presse digitales.

4. Ouvrir les portes vers un passé pas si flatteur

LinkedInBien entendu votre employeur/client potentiel va faire un peu de recherche sur vous. L’information que vous publiez sur votre profil LinkedIn associée à une petite recherche Google peut produire des résultats déplaisants.

Si vous avez quelques cadavres dans le placard (des erreurs de jeunesse dirons-nous), ne rendez-pas leur découverte facile à votre futur employeur. Sur votre profil, ne publiez que l’information pertinente à vos objectifs de carrière. Vous pouvez remonter jusqu’à l’université, pas forcément besoin d’aller jusqu’à votre lycée.

Une fois votre profil complété, testez différentes combinaisons de mots-clés en recherche sur les information que vous avez choisi de publier. Qu’est-ce qui remonte? Quelque chose d’incriminant? Si quelque chose qui ne vous plait pas apparait, éditez votre profil jusqu’à ce que cette partie disparaisse ou soit noyée dans les informations positives.

5. Faire des fautes d’orthographe

Les fautes d’orthographe et de grammaire sur votre profil LinkedIn sont très mal vues. Cela donne l’impression que vous n’en avez rien à faire, ou que vous êtes stupide – aucune de ces deux choses n’est une qualité flatteuse qui dit « embauche-moi! » C’est facile de faire des fautes lorsque l’on écrit (je parle d’expérience), embauchez un rédacteur pour relire votre profil. Cela fera une grande différence et ne coutera probablement pas plus de 40 euros.

Écoutez bien ces conseils. Ne laissez pas l’un de vos plus important outil de communication devenir un risque professionnel. Il n’est pas toujours facile de réparer les dégâts faits sur la crédibilité.