C’est là que la plupart des entreprises se trompent sur les réseaux sociaux (2/2)

Vous avez bien réfléchi à votre plan? Vous êtes prêts pour les étapes 2 et 3?

Étape 2: Automatiser

Tous les plans du monde ne feront pas une once de différence à moins que vous ne les mettiez en action! Même si je ne suis pas très sûre de ce que représente vraiment une once de différence… La seule vraie manière d’être absolument sûr que votre plan va se mettre en marche, en tous cas pour les réseaux sociaux, c’est d’automatiser.

Oui, vous devez automatiser vos profils réseaux sociaux. Non ce n’est pas optionnel.

De nombreuses personnes ne sont pas enthousiastes à l’idée d’automatiser. C’est ok. Je ne suis pas enthousiaste quand je repère un insecte dans mon appartement. Mais vient un moment où il faut accepter que vous devez passer par là si vous voulez réussir quelque chose.

« Mais, si j’envoie une publication alors que je ne suis pas derrière mon ordinateur, c’est mal, non? C’est trompeur? C’est… bizarre? »

Bien sûr que non! Quand quelque chose est important dans nos vies, nous l’automatisons. On utilise des prélèvements automatiques pour que nos factures soient payées à temps. Nous programmons le thermostat pour que le chauffage se mette en route quand la température descend trop. Nous utilisons des cafetières qui s’éteignent toutes seules pour ne pas mettre le feu à la baraque. Et si vous voulez que vos publications soient publiées, vous devez les automatiser.

Je comprends que vous souhaitiez essayer de tout publier en temps réel. Vous voulez être disponible pour répondre immédiatement au cas où quelqu’un laisse un commentaire (ce que, pour info, vous pouvez toujours faire, même si les publications sont automatisées). Peut-être avez-vous l’impression d’être moins « en contrôle » lorsque les mises à jours sont publiées sans que vous appuyez sur le bouton « envoyer » sur chacune d’entre elles à la dernière minute.

Quand vous automatisez vos réseaux sociaux, vous continuez à écrire tout votre contenu, vous programmez juste sa publication à un jour et heure dans le futur. Il n’y a aucunes raisons d’avoir peur de cela. Soyons francs, vous n’avez aucune garantie que vous vous souviendrez toujours que vous devez publier une mise à jour, même si votre routine est solide comme un roc. Vous ne pouvez pas assumer que vous serez toujours disponible pour le faire! En automatisant le process, vous rendez votre agenda quotidien beaucoup plus simple, et vous avez une chose de moins à vous inquiéter.

Cet article est publié automatiquement alors que je suis entrain de m’aérer le cerveau sur la côte du Montenegro.

Étape 3: Ayez l’air un peu vivant!

Si l’automatisation est extrêmement importante dans le management de vos réseaux sociaux, cela ne signifie pas que vous pouvez programmer et oublier. Vous devez rester un participant actif de votre propre univers social, et quotidiennement; même si cela ne signifie que checker vos notifications pour vous assurer que rien d’incroyable n’est entrain de se passer sur votre page Facebook.

Vous avez déjà envoyé un email à quelqu’un qui n’a jamais répondu? Ou appelé et laissé un message à quelqu’un qui ne vous a jamais rappelé? Super frustrant, non? Eh bien c’est exactement ce que ressent votre audience quand vous ne leur répondez pas sur les réseaux sociaux.

Les interactions sur les réseaux sociaux vont dans les deux sens et vos clients s’adresseront à vous. Si vous les laissez le bec dans l’eau parce que vous n’avez pas le temps de checker de temps en temps, vous allez vous retrouver dans la panade. Répondre à votre audience crée une connection infiniment plus forte.

Une interaction comme celle-ci ne prend que deux secondes, et même si cette personne ne posait pas de question, ou ne se plaignait pas, répondre à sa mention lui montre (et à tous ceux qui l’ont vu) que je fais attention et que j’apprécie. Ce qui était vrai, et qui l’est toujours. Qui n’aime pas savoir qu’on l’a entendu, et que leur apport est pris au sérieux? Quand vous répondez aux personnes dans votre audience, c’est exactement ce que vous leur montrez. Checker vos réseaux sociaux est aussi important que de checker vos emails professionnels, ou écouter les messages sur votre répondeur. Sauf que sur les réseau sociaux, toute votre audience sait quand vous les ignorez!

N’attendez pas non plus que votre audience vous trouve, faire le premier pas peut sérieusement booster votre présence. Lisez votre fil d’actualité Twitter. Répondez aux choses qui vous intéressent. Retweetez les choses que vous voulez partager. Envoyez un petit kudos à quelqu’un quand vous appréciez ce qu’ils font! Ce genre de choses peut paraitre simple, mais beaucoup d’entrepreneurs les oublient. Les faire peut vous permettre de vous faire remarquer par plus de gens en dehors de votre bassin d’abonnés, et vous aider, par conséquent à construire votre audience.

C’est le moment de vous y mettre!

S’engager à changer ses habitudes est difficile. C’est pour cela que seulement 8% des gens tiennent leurs résolutions du Nouvel An. Mais si vous n’êtes pas constant, vous n’obtiendrez pas les résultats que vous désirez.

Pensez à vos réseaux sociaux comme à votre salle de sport. Si vous voulez un physique de rêve, vous allez devoir passer par un programme de remise en forme, non? Et vous allez devoir vous en tenir à ce programme, non? Parce que si vous ne faites du sport que de temps en temps, quand ça vous chante, vous ne verrez pas beaucoup de résultats (autre que de la sueur et des courbatures de temps en temps).

Il est temps de mettre un coup de boost à vos réseaux sociaux. Allez, hop! Et votre campagne web-marketing portera fièrement le bikini!

Ok, cette dernière métaphore est peut-être de trop (les vacances sont bien nécessaires au moment où j’écris cet article). Mais vous voyez ce que je veux dire: si vous voulez des résultats, il va falloir travailler pour ça. Parce que cela ne va pas vous tomber tout cru dans le bec. C’est votre détermination et votre engagement qui feront la différence. Alors, faites votre premier pas aujourd’hui, et n’ayez pas l’impression que celui-ci doit être un pas de géant. Vous ferez un second pas demain, et le jours suivant, et le suivant, jusqu’à ce que vous arriviez là où vous vouliez aller.

C’est là que la plupart des entreprises se trompent sur les réseaux sociaux (1/2)

Je vais vous raconter un petit secret. Je vais vous donner toute ma stratégie réseaux sociaux, là, maintenant, tout de suite. Et je vais le faire en deux mots. Vous êtes prêts?

Être constant.

« Mmm… Audrey… Très bien, mais… de quoi tu parles? »

Ok, ok, j’ai compris. Je vais élaborer un peu. Je vais vous montrer de quoi je parle! Le graphique ci-dessous montre la progression de ma page Facebook depuis Juillet 2014 (le plus loin que je pouvais remonter):

Et voici un graphique similaire qui track mes abonnés Twitter (depuis Juillet 2015, il n’y a pas de données disponibles avant cela):

Outre un petit pb technique entre le 29 Mars et le 10 Avril sur Twitter, vous voyez ce que ces deux graphiques ont en commun? Une croissance constante. Il n’y a pas de grandes pointes ou de grandes chutes, il n’y a pas de long plateaux, juste une croissance constante sur la durée, qui ne montre aucun signe de ralentissement.

Vous ne passerez probablement pas de 0 à 10,000 abonnés en une semaine. Et le secret le mieux gardé du marketing est que si ces pics de croissance peuvent arriver, ce n’est quasiment jamais des abonnés de qualité. Demandez simplement à quiconque a fait la page d’accueil de Reddit s’ils ont vu quelque différence que ce soit dans leur traffic la semaine suivante. Indice: la réponse est « non ».

Donc, vous voulez une bonne audience, de qualité, sur les réseaux sociaux, vous y arriverez, avec le temps – et la constance appelle la constance. Vous voulez grossir? Vous allez devoir vous bouger.

Vous voyez? Soyez constants.

Écoutez, je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire. Beaucoup plus facile. Mettre à jour constamment votre profils sociaux pendant quelques semaines, c’est une chose, mais je vous parle d’un contrat à durée illimitée ici, et pour quelque chose qui peut paraitre ne pas beaucoup rapporter. Alors, comment garder le rythme sur la durée? Comment rester motivé(e)? Comment savoir si vous aurez le temps de faire cela encore et toujours?

Cela peut paraitre lourd comme ça, mais je suis capable de le faire, même si mon entreprise a grossi et que je suis devenue de plus en plus occupée, je continue de le faire. Alors, j’ai découpé ma méthode en trois étapes-clé qui vont vous aider à rester constant pendant de longues années. Voici ce que vous devez faire:

Étape 1: Planifier

La manière dont la personne lambda approche les réseaux sociaux, celle dont vous vous êtes imprégné depuis que vous avez ouvert votre compte Facebook personnel, est de faire ce que vous voulez, quand vous le voulez. Vous ignorez Facebook pendant plusieurs semaines consécutives, ensuite vous uploadez un album entier de photos. Vous tweetez à chaque fois que vous pensez à quelque chose de drôle à partager. Vous mettez à jour votre profil Google+, euh, jamais. En gros, vous allez au fil de l’eau.

Effectivement, ça marche pour la personne lambda. Mais votre entreprise n’est pas une personne lambda. C’est votre ENTREPRISE. Et utilisez la même approche que celle de vos amis et de votre famille ne va tout simplement pas fonctionner. Il vous faut de la structure et de l’organisation.

C’est pour ça que vous m’entendez radoter souvent sur l’importance d’avoir un plan. Beaucoup de gens pensent pouvoir s’en sortir sans plan, parce que les réseaux sociaux sont faciles à utiliser. Mais un plan fait la différence entre « utiliser les réseaux sociaux » et « utiliser les réseaux sociaux efficacement ». Vous ne feriez pas un gâteau sans recette, alors pourquoi essayeriez-vous de marketer votre entreprise sans un plan?

Les calendriers et autres feuilles de calcul doivent devenir vos meilleurs amis (genre croix-de-bois, croix-de-fer). Préparer vos nouveaux articles de blog dans un calendrier. Gardez une trace de vos meilleurs publications dans une feuille de calcul. C’est comme cela que je me suis débrouillée pendant des années, et c’est la seule manière de manager votre stratégie en gardant un semblant de contrôle. Si votre système d’organisation consiste à avoir des rappels gribouillés sur le dos de votre main et de post-its tout autour de votre écran d’ordinateur, vous allez vous arracher les cheveux dès la deuxième semaine.

Formez un plan à l’avance et tenez-vous y. Et, non, faire selon l’humeur ne compte pas comme un plan.

Alors, prenez quelques jours pour réfléchir à ce plan et je vous retrouve ici dès lundi pour les étapes deux et trois.

Le vieux contenu ne reste jamais enterré longtemps… Que faire?

Vous vous êtes déjà demandé ce qui arrivait à votre vieux contenu web? Celui que vous avez publié sur un réseau social que vous n’utilisez plus, ou un ancien blog? Parce qu’il n’est pas envoyé dans une ferme où il peut gambader librement et jouer avec d’autres contenus web. Il va dans une TOMBE. Et si vous ne faites pas attention, vous risquez de creuser des cimetières de contenu tout autour d’Internet… Faisons en sorte que cela n’arrive pas, ok?

Des cimetières? De quoi parle-t-elle?

Vous avez bien lu, il faut que nous parlions de cimetières de contenu. Les cimetières de contenu sont les endroits où vous avez laisser pourrir vos vieux contenus. Et vous n’allez peut-être pas leur rendre visite très souvent parce que ça vous met le moral à zéro, mais ça n’empêche pas votre audience de s’y rendre. Et ils ne vont PAS aimer ce qu’ils vont y trouver!

Ecoutez, tout le monde a des cadavres dans le placard. Des trucs qu’on préfèrerais discrètement balayer sous le tapis et oublier qu’ils se sont produits, comme une promotion qui a fait un gros flop, ou une publication que personne n’a commenté, ou un tatouage « UK Forever ». Et si certaines choses peuvent être facilement laissées dans le passé, ou couvertes par des manches longues, votre contenu web à l’abandon est peut-être toujours là, caché dans les nimbes de l’Internet, en attente d’être découvert par hasard par quelqu’un.

Comment se bâtissent les cimetières de contenu?

Imaginons que vous mettiez un grand coup sur votre web marketing, vous vous inscrivez sur tous les principaux réseaux sociaux: Facebook, LinkedIn, et autres. Ensuite vous vous inscrivez sur certains réseaux de niche, juste parce que vous pouvez: Instagram, Vine, Snapchat. Ensuite vous vous dites: « Je vais lancer un podcast! Et une série de vidéos hebdomadaires sur YouTube! Et un second compte Facebook! »

Hey, bien joué! Vous êtes sur tous les fronts! La seule chose, cependant, c’est qu’avec l’excitation, vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez. Vous avez trop la tête dans le guidon pour vous rendre compte que lorsque se produira le chaos, vous ne serez peut-être plus capable de maintenir la production de contenu pour tous ces supports. Certaines personnes disent, lorsque vous prenez trop de travail, que vous jonglez avec trop de balles; mais ici ce sont des tronçonneuses avec lesquelles vous jonglez, parce que quand elles se cassent la figure, ça fait MAL.

Quand vous abandonnez un projet en ligne, il ne se contente pas de disparaitre. Tous ces comptes dont vous avez arrêté de vous soucier il y a déjà plusieurs mois? À moins que vous ne les supprimiez, ils sont toujours là, et des personnes de votre audience continuent probablement à les trouver. Pareil pour le blog sur lequel vous avez arrêté de publier il y a quelques temps, ou la chaîne YouTube sur laquelle vous avez arrêté d’ajouter des vidéos. Ce sont tous des cimetières à contenu.

Est-ce toujours une mauvaise chose?

Un peu, oui. C’est facile d’oublier, parce que lorsque l’on parle de notre vieux contenu, on tombe facilement dans une attitude « loin des yeux, loin du coeur ». C’est de l’histoire ancienne! Rien de grave!

Et c’est EXACTEMENT pour cela que ces cimetières sont aussi dangereux. Parce qu’alors que vous pouvez facilement les oublier, cela n’empêchera pas des personnes de leur tomber dessus. Même si votre entreprise se porte très bien, si quelqu’un tombe sur blog que vous n’avez pas actualisé depuis deux ans, ou une page Facebook inactive, ILS ne verront pas que l’entreprise se porte bien. Et, la plupart du temps, ils ne se diront pas: « Eh, est-ce qu’ils auraient déménagé sur une autre page? » Ils penseront: « Ils ne doivent plus exister. Je vais essayer quelqu’un d’autre. »

Comment éviter de creuser des tombes à contenu?

Le truc avec les tombes à contenu c’est que l’on ne se rend jamais compte qu’on est entrain d’en creuser une avant qu’il ne soit trop tard. Jusque là, vous vous dites juste que vous prenez une initiative et créez du super contenu. Et malheureusement, on en peut pas prédire que quelque chose ne marchera pas; mais vous pouvez l’empêcher d’arriver.

Alors, comment savez-vous que vous n’êtes pas entrain de vous creuser des tombes à contenu tout autour d’internet? Facile, prenez votre temps.

Le web-marketing donne un véritable sentiment de gratification instantanée; d’ici la fin de la journée, vous pourriez vous être inscrits sur une douzaine de réseaux sociaux et avoir publié du contenu sur la moitié d’entre-eux, tout cela confortablement installé dans votre canapé. Mais quand cette gratification instantanée laisse l’excitation vous aveugler, c’est là que vous vous mettez dans une situation dangereuse, Simplement parce que vous pouvez faire quelque chose ne signifie pas forcément que vous devez le faire!

C’est pourquoi, le plus important à faire est de résister à l’envie d’en faire trop, trop vite. Soyez délibéré(e). Occupez-vous d’une chose complètement avant de passer à une autre.

Quand les choses roulent comme sur des billes, c’est parce que vous n’avez pas créé une situation qui les empêche de rouler. Avant de créer cette situation sans le savoir, donnez-vous le temps de prendre en main votre nouvelle routine, que ce soit publier des tweets plusieurs fois par jour, ou uploader une nouvelle video sur YouTube une fois par semaine. Habituez-vous. Trouvez votre rythme. Donnez-vous le temps de tester plusieurs choses! Et, le moment venu, autorisez-vous à dire « assez! » Tout le monde atteint ses limites à un moment ou un autre. Vous pensez vraiment que je suis sur tous les réseaux sociaux de la planète?

Que faire avec un cimetière de contenu?

Vous avez peut-être déjà un ou deux (ou dix) cimetières de contenus sur la toile, qui pointent leur nez quand des gens Googlent votre nom, les empêchant de trouver le contenu récent. Certains recommandent de prendre un bulldozer et de faire le nettoyage de printemps, de tout supprimer à jamais. Et si c’est une méthode efficace pour le voir disparaitre pour de bon, c’est aussi un risque de passer à côté de belles opportunités.

Ne détruisez pas vos cimetières de contenu. Ce contenu que vous avez construit à grand coup de sang, de larmes et de mojo entrepreneurial. Le détruire serait un véritable gâchis! À la place, UTILISEZ ce contenu pour emmener les gens au bon endroit.

Si quelqu’un tombe sur un vieux cimetière de contenu, c’est qu’ils sont intéressés par ce que vous avez à offrir. Ils vous cherchent. La meilleure chose à faire est de vous assurer qu’ils vont au bon endroit pour vous trouver.

Construisez des ponts et des liens de redirection entre vos cimetières et les réseaux où vous êtes actif. Ça n’a pas besoin d’être compliqué! Si vous avez un blog ou un réseau social que vous n’utilisez plus, tout ce que vous avez à faire est d’y publier un message qui dit aux gens où vous trouver, comme je l’ai fait ici.

Lorsque vous faites cela, comme je l’ai fait sur la page Facebook ci-dessus, vous pouvez profiter du trafic que votre cimetière de contenu continue à générer, tout en vous assurant que vos visiteurs finissent au bon endroit et que votre vieux contenu n’est pas gâché. Et, bien sûr, si vous voulez vous la jouer plus techos, et rediriger le trafic d’un vieux site vers un nouveau, vous pouvez incorporer des liens de redirections.

Vous avez des cimetières de contenu à confesser? De vieilles vidéos YouTube de derrière les fagots? Une page MySpace? Une sur DeviantArt? Vous pouvez l’admettre! Allez-y, googlez-vous, voyez jusqu’où vous pouvez aller et montrer nous vos meilleurs contenus en jachère ci-dessous – après quoi, vous pouvez ajouter un lien vers votre nouveau contenu, bien entendu!

Un site qui gère des abonnés: la base technique (3/3)

Wistia

Certains clients de Matthieu créent et commercialisent des cours en ligne sous forme de vidéos. Il leur faut donc un endroit pour les héberger. Et Wistia fait plutôt bien l’affaire pour ça. Ils sont puissants en termes d’upload et de streaming et Matthieu ne se souvient pas d’un seul moment ou le serveur est tombé pour cause de surchauffe. Le seul problème qu’il rencontre c’est lorsque le client veut renommer et ré-organiser ses vidéos; cela modifie automatiquement l’URL de la vidéo et casse donc les liens existants sur leur site. Ça remet aussi à zéro les compteurs statistiques (ce qu’il a, un jour, appris à ses dépends…)

Wistia vous donne aussi quelques statistiques de vues pour vos vidéos. Celles-ci pourraient être un tout petit pertinentes et on se dit qu’ils ont donné la priorité au look plutôt qu’au contenu, mais elles permettent quand même de savoir à quel moment un visiteur arrête de regarder la vidéo. Il existe aussi un API pour les utilisateurs plus avancés.

Beaucoup d’amour, de travail et un petit peu de code

Malheureusement, tout n’arrive pas au clic d’une souris. Tout le monde dans l’équipe que forme Matthieu avec ses clients contribue d’une manière ou d’une autre, de la création des vidéos à la publication des contenus, ou à l’analyse des statistiques pour que leurs produits s’améliore continuellement. Ils se serrent aussi les coudes lorsqu’un désastre se produit… comme l’ensemble des vidéos qui disparait après les avoir ré-organisées sur Wistia.

La quantité de code que Matthieu a du écrire pour developper et personnaliser ces sites d’abonnés est relativement conséquente. Certains éléments lient des extensions ensemble, d’autres permettent de corriger certains incompatibilités. Les derniers créent de petite fonctionnalités qui n’étaient pas disponibles via les extensions existantes. Mettre en favoris, formaliser la fin d’un cours, créer des systèmes de badges fonctionnent tous sur des extensions créées spécifiquement par Matthieu. Et quand ceux-ci ne fonctionnent pas, il ne peut pas faire porter le chapeau à quelqu’un d’autre (non pas qu’il le ferait…)

Tout ceci et plus encore

Si ce type d’article vous intéresse ou vous apporte une aide dont vous avez besoin, dites-le moi dans les commentaires! Ce ne sont que quelques uns de nombreux outils et extensions utilisés par Matthieu. Gardez un oeil sur le blog pour une liste plus complète et moins détaillée de tous les outils utilisés par Matthieu et ses clients.

Un site qui gère des abonnés: la base technique (2/3)

Contrôler l’accès des membres

L’un des outils fondamentaux utilisés par les clients de Mathieu pour toute la partie marketing, automatisation et e-commerce est Infusionsoft. Il envoie leurs newsletters, gère les commandes, et chaque fois que les utilisateurs se log dans le site, il leur est possible de vérifier qu’ils sont bien là où il doivent se trouver grâce à une extension puissante: iMember360.

 

iMember360 leur donne un contrôle précis de qui peut voir quel contenu sur n’importe quelle page du site. Ils peuvent mettre en place une page à montrer à un membre en version « essai » et une autre à quelqu’un qui a payé son inscription. Ils peuvent programmer un contenu pour n’être affiché qu’entre deux dates. Et ils peuvent intégrer les informations des utilisateurs pour que ceux-ci puissent upgrader d’un clic, directement depuis le site.

Si vous recherchez un outil pour quelque chose de similaire qui ne soit pas lié à Infusionsoft, Matthieu recommande WishListMember pour ce type de fonctionnalité.

Infusionsoft fait tout le travail de back-end comme d’archiver l’historique des achats et les mots de passe. WordPress fait tout le travail de front-end nécessaire pour rendre le contenu visible. Et iMember360 connecte les deux avec le minimum d’effort possible. Comme pour WordPress, il faudrait au moins trois ou quatre outils différents pour remplacer InfusionSoft si les clients de Matthieu le souhaitaient. Pour eux c’est un élément critique de leur proposition de valeur.

Ceci étant dit, InfusionSoft n’est pas parfait. Le split-test des campagnes d’emailing n’est pas évident. On ne peut pas combiner les statistiques des différents emails d’une chaine automatisée. En fait, sortir quelque forme de statistique que ce soit n’est pas facile-facile. Si un membre annule son inscription en milieu de mois, il n’y aucun moyen de prolonger leur abonnement jusqu’à la fin de ce mois.

Transformer WordPress en un véritable CMS par l’utilisation des champs personnalisés

Matthieu me confie qu’à chaque fois qu’il pense que le débat de savoir si WordPress est un véritable Content Management System ou juste une plateforme de blog est clos, celui-ci se ré-ouvre rapidement. « Ceux qui pensent que ce n’est pas un CMS n’ont jamais utilisé des extensions telles que Types ou Advanced Custom Field » explique Matthieu.

Par exemple, dans certains cours en ligne, chaque article est une lesson vidéo. Pour chacune de ces vidéos, le client veut publier une durée, une URL thumbnail, une URL audio et une transcription. Ils pourraient mettre toute cette information dans l’article mais ensuite, s’ils voulaient modifier la mise en page de leur page vidéo, ils devraient le faire article par article. Mettre chacune de ces informations dans une base de donnée permet de séparer le contenu de la présentation, ce qui est, par définition le mantra du développeur.

Oui, vous pourriez faire tout cela sans une extension qui utilise des champs personnalisés, mais l’expliquer à la personne, pas forcément technique, qui manage le contenu du client n’est pas des plus simple. Utiliser ces extensions rend l’opération plus user-friendly et ajoute une logique basée sur les catégories, les thèmes utilisés ou le type d’article.

Pour le moment Matthieu utilise plusieurs extensions de ce type due aux limitations techniques de chacune. Si vous voulez des spécificités liées au type d’article, Types est probablement la meilleure solution pour vous. Mais rappelez-vous que quelque soit la ou les extensions que vous choisirez, il est probable que vous ayez à bidouiller un peu votre thème pour présenter le contenu de la manière que vous le souhaitez.

Un conseil: demandez toujours à votre dev. avant de prendre vos décisions.

À suivre: Wistia, de l’amour, du travail et des licornes…